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Les Pompiers au travers du vécu de Mr Leclerc

De nos jours les Neslois sont habitués à croiser dans les rues de notre village des voitures de pompiers partant en interventions ou de jeunes gens portant uniforme de sapeur avec insignes et galons.

Mais connaissez-vous leur origine, et eux-mêmes la connaissent-ils ? Hélas, à mon engagement comme sapeur de 2eme classe au Corps communal de Sapeurs-Pompiers à Nesles la Vallée le 30 novembre 1950, nous ne sommes plus que quatre, jusqu’au jour ou n’ayant plus de supérieur, je demande à Monsieur Caffin, Maire, la possibilité de poser ma candidature en qualité de chef de centre stagiaire (1957). Je reçois une nomination au titre d’adjudant stagiaire avec obligation de me rendre tous les samedis au Centre de secours principal de Pontoise, centre commandé à l’époque par le Commandant Greppo, et ceci pendant un an. Je reçois mon brevet d’aptitude au commandement dans un corps de Sapeurs-Pompiers le 12 Août 1958 et susnommé adjudant-chef.

Hélas à ma prise de fonction comme chef de centre (à l’époque chef de corps), les archives qui me sont confiées sont bien minces. Je dirais même inexistantes. Ce n’est qu’en faisant des recherches que je peux vous en faire part. Nous sommes et c’est le cas à Nesles, descendant de la Garde Nationale, principalement dans nos petites communes où depuis ce jour le flambeau a été transmis de mains en mains, de familles en familles, sans que peut-être vous vous en doutiez.

La loi du 28 Prairial An III (16 Juin 1795) de la Convention ordonna l’organisation dans toutes les communes de la Garde Nationale. Nesles la Vallée fut même désignée le 15 janvier 1832 comme siège du bataillon de la circonscription. Il est important de le savoir. Ceci explique pourquoi les Sapeurs-Pompiers possédaient des armes jusqu’en 1939.
La circulaire de Monsieur le Duc de Montesquiou du 06 Février 1815 demandait à toutes les communes de posséder des pompes et des ustensiles propres à porter secours. Mais ces machines dirigées par des hommes inexpérimentés se dégradaient promptement et ne produisaient pas les effets qu’on pouvait en attendre.
Vient la loi du 21 Mars 1831 qui autorise dans chaque commune la mutation d’une partie de la Garde Nationale en corps de Pompiers. Voici donc le départ de notre formation.
Le Second Empire supprime la Garde Nationale dans toutes les communes, sauf les compagnies de Sapeurs-Pompiers. A l’organisation et à l’effectif, il ne sera apporté aucun changement par les autorités locales.
En ce qui nous concerne, c’est le 30 novembre 1835 que fut achetée la première pompe à incendie. Nous sommes toujours possesseurs de seaux de toile équipant la deuxième pompe à bras datés de 1855.

La constitution d’un corps de Sapeurs-Pompiers avec les règles de fonctionnement comme nous les avons connues jusqu’au début de la Deuxième Guerre mondiale doivent remonter à 1880-1882. Notre premier chef fut donc le chef de bataillon de la Garde Nationale, M. Louis Nicolas Gillet et Antoine Victor Partois, notre premier capitaine. Là plus rien pour étayer notre histoire. C’est plus près de nous que nous pouvons reprendre le récit.

Récit repris avec le capitaine Houdin, chef de corps né le 26 janvier 1873 dans le Pas de Calais. Berger de profession, il entre au corps de Nesles le 08 décembre 1904, c’est à cette date que l’on retrouve un registre de matricules dans l’ordre. Vient ensuite le lieutenant chef de corps Wattin Auguste, né le 15 décembre 1894 dans la Somme. Camionneur de métier, c’est sous son autorité que je rentre moi- même comme sapeur de 2cme classe le 30 novembre 1950.

C’est par décision préfectorale que je suis détaché à temps complet au Service Départemental d’Incendie et de Secours du Val d’Oise le 01 Janvier 1972. Je me suis mis à la retraite avec le grade de sous-lieutenant le 17 Août 1988 après 38 ans de services.

Je laisse derrière moi une caserne neuve et quelques jours avant l’inauguration officielle de cette caserne, monsieur Paul Moffroid, depuis 1904 était le 104eme engagé volontaire au Centre de Secours de Nesles la Vallée.

Jean Leclerc
Ancien chef de Centre, Président de « la Mémoire du Temps passé »

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